Ça y est ! Les enjeux sont sélectionnés par les acteur·ice·s de chaque lieu des Résidences Merveilleuses. Il s’agit à présent de creuser beaucoup plus précisément les deux questions choisies : les formuler, les reformuler, comme on le ferait avec des questions de recherche ou de design.
Une fois la « bonne question » posée, il faut encore trouver la meilleure manière d’y répondre. Pour cela, il nous faut lire, explorer, enquêter, sur ce qui a été fait ailleurs par d’autres, sur ce qui a été écrit par des chercheur·euse·s sur ces questions-là. Il est aussi important d’affiner nos observations sur le terrain.
Nous entrons alors dans une phase de diagnostic, qui nous permet d’affiner. Nous retournons sur place, vers les acteur·ice·s de ces lieux et vers de nouvelles personnes, avec un nouveau regard.
Ensemble, nous précisons les types d’usagers, leurs besoins, leurs limites et leurs parcours.
Nous questionnons l’existant mais aussi les tentatives passées, en cours ou les projets futurs. Nous dessinons les contours possibles, les limites d’action et les risques parfois invisibles à prendre en compte.
Nous parlons d’expériences, de ressentis, de ce qui était prévu et de ce qui se passe réellement.
Ce point d’entrée nous offre alors l’occasion de rencontrer parfois pour la première fois les bénéficiaires directs de ces lieux. Nous venons cette fois-ci avec des questions concrètes et nous savons ce que nous cherchons : répondre de la meilleure façon possible à la question formulée. Cela rend nos interactions plus simples. Il est plus rassurant pour les équipes de connaître le sujet afin d’être sûr que celui-ci est adapté, qu’on ne risque pas de déranger la tranquillité des bénéficiaires, des patient·e·s et des résident·e·s.
Nous initions ces rencontres à la MEA autour du processus d’accueil, une pancarte colorée à la main et avec un premier dessin du parcours comme support de discussion.
Et une question : « Parle-nous d’une étape de ton parcours qui t’a marquée. »
Notre première intuition est de nous placer dans la salle d’attente, pourtant très vite nous réalisons que c’est un espace de tranquillité où la parole est difficile. Nous nous déplaçons devant l’entrée de cette salle. Certain·e·s patient·e·s passent rapidement, tandis que d’autres nous parlent de leur expérience. Ces paroles sont précieuses. Elles nous permettent déjà de voir quelles intuitions n’étaient pas les bonnes et de dessiner de nouvelles directions que nous n’avions pas envisagées.






