Comment démarrer une conversation collective sur le sujet du prendre-soin et de l’hospitalité ?
Comment faire résonner les pensées individuelles sur cette thématique si large, si riche, autrement que de son propre point de vue ? Nous nous sommes posées ces questions pour lancer les ateliers des résidences merveilleuses : des ateliers d’observations sur le site de Thônex et des ateliers de restitution de notre phase d’observation à la MEA. L’enjeu dans les deux cas, était de faire connaissance, autrement : faire connaissance en se livrant, un tout petit peu, sur ce que le prendre soin et l’hospitalité veut dire pour soi. Chacun.e.x recevait une question, et après quelques secondes de réflexion se lançait dans le partage de sa réponse.
Voici quelques pépites que nous vous partageons:
« Si le prendre soin était un mot, ce serait l’empathie, l’écoute, la bienveillance »
« Si le prendre soin était un geste alors ce serait le SOURIRE » (pour la grande majorité), l’accueil chaleureux ou une main tendue»
« Si le prendre soin était un plat : la blanquette de veau de ma maman, le papet vaudois »
« Si le prendre soin était un livre, ce serait le livre de la jungle »
« Si l’hospitalité était une ville, ce serait Pontevedra en Galice où tout est piéton”
Cet exercice anodin, ce brise-glace avec intention, nous a en fait appris des choses sur chaque personne présente et sur chaque lieu de résidence.
Qu’est ce que LE geste du prendre soin pour un éducateur, pour une secrétaire, pour un ASE, pour un médecin ?
Et pour vous ?

Les Résidences Merveilleuses sont un dispositif visant à explorer l’hospitalité et le prendre soin sur trois terrains (HUG, EPI, hébergement d’urgence du CausE), en s’appuyant sur cinq principes : immersion dans les réalités quotidiennes, collectif engagé pour des réponses partagées, création d’expériences collaboratives, émergence des défis priorisés par les acteur·rice·s, et documentation pour capitaliser les apprentissages. Structuré en trois phases (observation, expérimentation, partage), le projet mobilise des groupes adaptatifs (résident·e·s, relais terrains, co-résident·e·s, comité terrain) pour co-construire des communs (récits, outils, méthodes) et inspirer d’autres initiatives, tout en ancrant une démarche de design social réplicable et collaborative.