Ça y’est nous avons déjà terminé notre période de diagnostic à la MEA. Deux semaines sont passées en 2 minutes, mais les apprentissages ont été nombreux. On voulait revenir sur quelques-unes de ces « réalisations » que le terrain nous a permis d’avoir… sur le processus ! Pour le contenu il faudra patienter encore un peu.
Être identifiables. Et oui la maison est grande, ses habitant·es nombreux·ses et les informations coulent à flot. On nous a ouvert les portes des salles d’attentes, on a pu rencontrer des patient·es avec deux questions précises, mais au moment de la consultation, lorsque les thérapeutes arrivent pour accueillir leur patient·e, nous sentions à travers des petits sourires gênés qu’iels ne savaient pas forcément qui nous étions. Pour les prochains terrains, bien que ce sont des résidences d’une autre taille, il nous a semblé utile d’avoir une petite étiquette avec notre super logo.
« Parler vrai » être concrètes dans nos questions : Comment capter l’attention sur nos interrogations qui peuvent parfois paraître abstraites ? Est-ce que si l’on parle de « cocon » ou d’ « étape dans ton processus d’accueil » c’est évident pour tous·tes ? En allant à la rencontre des patient·es, nous avons compris qu’il est plus simple pour ces dernier·ère·s de comprendre ce que nous demandons quand nous évoquons un besoin ou donnons un exemple « quand tu viens ici, as-tu besoin de t’isoler, de te mettre à l’abri des regards, te sens-tu désorientée, sais-tu où se trouve cet espace » facilite grandement les échanges. Ça paraît évident après coup, mais lorsqu’on a le nez plongé dans notre contenu, parfois un petit rappel plus terre à terre fait du bien.
Se placer là où les échanges peuvent avoir lieu. Dans les salles d’attentes et lorsqu’il y a beaucoup de monde autour de nous, la parole peut bloquer pour toutes les raisons que l’on peut comprendre. Assez rapidement, nous avons compris qu’il serait plus facile d’aborder les bénéficiaires entre deux portes, dans les couloirs, dans ces espaces où l’on prend moins le temps de s’arrêter, et qui offrent du coup plus de privacité.
Quand le rythme s’accélère, c’est encore une fois grâce à notre terrain et une sensibilité plus aiguisée après une grande période d’immersion, que nous continuons « d’apprendre en marchant ». On se réjouit de vous raconter la suite !




